Le syndrome tibio-talien antérieur provoque une douleur et/ou une limitation de la flexion dorsale maximale de l’articulation tibio-talienne. Fig1.
Cette flexion dorsale maximale est utilisée en danse dans la préparation et la réception des sauts, lors du demi-plié. Lorsque cette flexion dorsale est douloureuse ou limitée, l’amplitude des sauts peut être diminuée.
Les flexions plantaires maximales répétitives, requises en danse sur pointe, demi-pointe ou dans les pointés, créent un étirement capsulaire de l’articulation tibio-talienne et par voie de conséquence des réactions ostéophytiques de traction. Fig 2.
En flexion dorsale, on peut observer aussi un contact osseux tibio-talien qui peut aboutir à la formation d’une cupule en miroir sur le rebord tibial antérieur et sur le col du talus.
La radiographie en profil strict montre les réactions ostéophytiques de la margelle antérieure du tibia, et la radio en profil strict et en flexion dorsale maximale, le contact osseux tibio-talien antérieur. Fig 3.
Le traitement est d’abord médical : repos relatif avec limitation du geste douloureux, AINS per os ou par voie locale, glace, physiothérapie locale et mobilisation articulaire en traction. Il peut être nécessaire de recourir aux infiltrations voire à un nettoyage arthroscopique, ou chirurgical, des ostéophytes.
Bibliographie :
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Thiescé A. Le geste dansé et ses conséquences en rhumatologie. Paris : ed Printel, Laboratoires Ciba-Geigy 1996.
Thiescé A. Pied et danse classique. Encycl Méd Chir (ELSEVIER, Paris), Podologie, 27-140-A-65, 1999, 7p.
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