Les fractures de fatigue de jambe touchent le péroné et / ou le tibia, et sont souvent multiples. Elles sont avec les périostites tibiales, l’une des principales étiologies des douleurs de la jambe, représentant selon les études 6 à 15 % des pathologies rencontrées chez les danseurs.
Les fractures de fatigue du tibia concerneraient 22 % des fractures de contraintes observées chez les danseuses classiques.
La palpation réveille un ou plusieurs points douloureux exquis dans une zone limitée et parfois tuméfiée de la jambe.
Les radiographies ne sont positives qu'en cas de diagnostic tardif. Fig 1.
La scintigraphie fait le diagnostic précoce. L'hyperfixation est focale ou multifocale signant l'existence de fractures multiples Fig 2,Fig 3.
L'image I.R.M. peut parfois être utile.Fig 4,Fig 5.
L'arrêt de la danse est impératif, la reprise des activités ne se fait qu'en l'absence totale de douleur, et devant une fixation normale sur les clichés précoces d'une scintigraphie de contrôle. Généralement ces fractures de fatigue guérissent bien, mais parfois, même si le diagnostic est précoce, le recours au traitement chirurgical est obligatoire.
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Thiescé A., Le geste dansé et ses conséquences en rhumatologie. Ed Laboratoires Ciba-Geigy 1996.
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