Les traitements symptomatiques, ou de première intention :
à visée antalgique, à visée anti-inflammatoire, à visée de cicatrisation.
Ces traitements reposent le plus souvent sur l'association des médicaments antalgiques, des anti-inflammatoires par voie orale ou locale avec en premier lieu la cryothérapie ou glace, des décontracturants musculaires, et bien sûr sur le repos relatif ou total. C'est à ce temps du traitement que l'on peut aussi avoir recours à l’ostéopathie, mais seulement après un examen clinique bien conduit, et la pratique d'un bilan radiographique. La place du kinésithérapeute est ici limitée aux techniques de physiothérapie : peuvent être utilisée - ultrasons, ionisations, électrothérapie - et massages décontracturants.
Le repos et l'immobilisation
Le Strapping
Le plâtre n'est pas la seule méthode d'immobilisation, des matériaux souples peuvent réaliser une immobilisation et supprimer la mise en tension des ligaments périarticulaires. Le Strapping a pour indication bien les entorses mais aussi les pathologies tendineuses, les conflits articulaires, le soutien de la proprioception, la lutte contre l'œdème, et a un rôle préventif.
L'existence d'une pathologie tendineuse nécessite un bon positionnement du strapping, un soutien passif, ainsi qu'une limitation de l'étirement du tendon lésé.
Lors de conflits articulaires, en particulier au niveau de la cheville (conflit tibio-astragalien), le strapping peut être utilisé pour limiter les contacts osseux.
L’hyperstimulation due à l'effet ressort des bandes permet d'augmenter la rapidité et l'intensité de la contraction musculaire vigilante et protectrice.
La compression est un des moyens d'action contre l'œdème au stade aigu du traumatisme.
Il a un rôle préventif nécessaire lors de sports comportant des sauts, et des pivots, limitant ainsi la morbidité traumatique.
Les traitements de récupération et de prévention des récidives
Suite aux traitements précités, il faut impérativement rechercher une cause aux symptômes et tenter de l’éliminer, par des conseils préventifs - conseils d'échauffement, de musculation ou de choix de matériel. Il faut aussi tenter de combler les déficits acquis - déficits de mobilité, de stabilité etc... par une rééducation essentielle, faite avec des kinésithérapeutes attentifs aux problèmes spécifiques soulevés par la danse. Cette rééducation est indispensable, et non faite, conduit inéluctablement à la récidive.
Les techniques employées sont :
- des techniques de mobilisation douce articulaire,
- des techniques de renforcement musculaire essentiellement t isométrique ne mettant donc pas en jeu la mobilité articulaire,
- des étirements avec le plus souvent la méthode du contracté - relâché qui consiste après une contraction statique courte, d'intensité maximale du muscle, à utiliser l'important relâchement secondaire de ce muscle pour l'activer,
- des techniques de renforcement proprioceptif ou reprogrammation neuromotrice aboutissant à un meilleur ajustement du tonus et améliorant ainsi le fonctionnement et la stabilité articulaire. Elles visent à créer des réflexes adaptés en réponse à des déséquilibres et des sollicitations induites par le rééducateur,
SITE MEDICAL DE LA FONDATION RUDOLF NOUREEV - consacré à la Médecine de la Danse à destination des Danseurs et des Professionnels de santé.