La radiographie permet de préciser la morphologie de la hanche, en mesurant la profondeur de la cavité cotyloïdienne et de rechercher ainsi une dysplasie. Elle oppose les hanches profondes à cotyle recouvrant, aux hanches découvertes à cotyle court ou cotyle dysplasique, Fig 1. Elle permet aussi la mesure de l’angle cervico-diaphysaire : angle très ouvert définissant la coxa valga, angle très fermé définissant la coxa vara. De ces données morphologiques dépendent, en partie, la mobilité de hanche et le risque d’arthrose secondaire.
Les radiographies de bassin de face d’adolescents (9 à 20 ans) pratiquant la danse classique, dans un but professionnel montrent la nette tendance sub-dysplasique des hanches des danseurs. L'angle de couverture externe retrouvé chez ces enfants danseurs est inférieur à celui établi dans une population témoin et ne varie pas avec l'âge comme chez les témoins.
Ce défaut de couverture favorise la mobilité de la coxo-fémorale en particulier dans le sens de l'abduction : est-ce un facteur naturel de sélection des jeunes danseurs ou la conséquence des exercices d’assouplissement au cours de l’entraînement intensif pendant les premières années ?
Dans tous les cas, 80 % des coxarthroses du danseur sont observées sur des hanches mal couvertes et 54,3 % sur de vraies dysplasies. Ces pourcentages sont nettement supérieurs à ceux relevés dans la population générale, 26 à 40 %.
Bibliographie :
Judet T., Combelles J., Thiescé A. – Devenir de la hanche de la danseuse. Colloque " Médecine de la danse " 25 mars 1995, Festival international de la danse de Cannes.
Thiescé A. - Hanche et Danse professionnelle. Thèse Med. , Cochin, 1987.
SITE MEDICAL DE LA FONDATION RUDOLF NOUREEV - consacré à la Médecine de la Danse à destination des Danseurs et des Professionnels de santé.